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Le sanctuaire de la Trinité à Sonntagberg s'est développé dès le XIIème siècle sur les contreforts des Alpes au cœur de l'Autriche. Des grâces particulières ont attiré dès le départ de nombreux pèlerins dans ce très beau lieu.

Soutenu par la fondation des Foyers et avec l'appui du cardinal Schönborn qui désirait un foyer en Autriche, le Père Ernst Schtrachwitz, après une formation à Châteauneuf-de-Galaure, s'est mis à la recherche d'un lieu. Bien qu'en dehors du diocèse de Vienne, c'est une hôtellerie de Sonntagberg qui a été choisie. Depuis de nombreuses années, un homme, Joseph Doblhoff , avait eu l'intuition de rebâtir entièrement une quasi ruine tout près du sanctuaire de la Trinité. A force de foi et de confiance dans la Providence, il a pu entièrement reconstruire ce beau et imposant bâtiment. Ainsi depuis quelques années déjà, des groupes y étaient accueillis aussi pour des temps de retraite.
Joseph a adhéré au projet de fondation d'un Foyer et a tout simplement laissé son hôtellerie pour que le foyer s'y installe.
Le foyer compte une trentaine de chambres, 75 lits, plusieurs de salles pour accueillir des groupes.

En juin 2009, un nouveau foyer a vu le jour à Sonntagberg en Autriche. Il se situe dans une grande maison au pied du sanctuaire de la Trinité, avec vue imprenable sur toute la vallée du Danube. Le défi du père Ernst Strachwitz est de faire de ce lieu -une hôtellerie qui accueillait déjà des retraites- un Foyer de Charité.
Irène, allemande, qui a vécu à Châteauneuf pendant plusieurs années forme avec le Père Ernst le premier noyau. Henri et Élisabeth ont été envoyés par le Foyer de Tressaint en mission à Sonntagberg pendant quelques semaines pour soutenir ce foyer naissant.

La vie d'un foyer passe par une vie communautaire. "Il n'y a pas de visibilité du Foyer sans communauté," souligne Élisabeth. La vie d'un Foyer où résident plus d'une cinquantaine de membres peut sembler au premier abord bien différente de celle de ce tout petit foyer. "On ne communique pas par papier mais par oral et si tu ne fais pas les choses personne ne les fera, c'est un élan pour le don de soi'', constate Élisabeth. ''Tous les soirs nous prenions le temps de relire la journée ensemble après la prière" rajoute Henri. Petits détails de la vie quotidienne qui changent mais ''dès l'arrivée on s'est senti dans un Foyer, par le charisme de l'accueil par exemple'' admet ce dernier.

Comment être véritablement un foyer de charité, c'est une réelle préoccupation pour le Père Ernst. ''On a fait communauté avec eux dès le départ. Ma mission était tout simplement d'être là, être avec. Pour le Père c'était important aussi qu'il y ait un homme. Finalement, c'est la même chose que ce qui se vit à Tressaint, les mêmes joies, les mêmes difficultés, l'unité dans la prière, la prière communautaire à la chapelle, les services...'', raconte Henri.
L'ambiance familiale et communautaire, l'attention à l'autre, la présence gratuite, le sens du service, le sens de l'accueil et de la convivialité sont autant d'aspects de la vie d'un foyer qu'Élisabeth a retrouvés à Sonntagberg. ''En revanche, on voit que cette ambiance est un peu différente avec les employés. Ce qui est marquant c'est que l'on sent que l'on construit ensemble quelque chose, on travaille ensemble, on est en famille et on sent aussi l'intercession et la prière de Marthe. Quand il n'y a encore presque rien, qu'est-ce qu'il y a ? J'ai redécouvert l'essence d'un foyer.''

Avec quelques employés et l'aide d'amis, le foyer accueille de nombreuses retraites. Petite communauté oblige, quand il y a des retraitants, ils prennent tous les repas avec eux, en silence bien sur, il en va aussi de la visibilité de la communauté. ''Dans ce foyer, les retraitants reçoivent les mêmes grâces que dans tous les foyers de Charité : grâce mariale, de conversion, de miséricorde... Aujourd'hui les retraitants se passent le mot, le bouche à oreille fonctionne bien. Et pour un seul retraitant le père Ernst a prêché une retraite, partant du principe qu'une seule âme à sauver, cela vaut la peine... Il a une foi énorme. Il faut continuer de les aider à faire communauté. Le témoignage d'Henri, ayant trente ans de foyer, était important par la richesse de l'expérience de la fidélité '', poursuit Élisabeth. Le père Ernst veut faire prêcher d'autres pères de foyers pour que l'esprit des foyers soit de plus en plus présent. En juin 2010, il y aura également une retraite en Français ; il existe une communauté de Français assez importante à Vienne.

''Une telle expérience m'a permis d'approfondir ma vocation, être plus dans l'être que dans le faire. Le fait de partir m'a aussi permis de me rendre compte qu'on est également missionnaire à Tressaint,'' conclut Henri.

En mars 2010 Élisabeth retourne en Autriche accompagnée de Françoise

Pour en savoir plus sur Sonntagberg : www.sonntagberg.at