La Création

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Sommaire
" Parole pour aujourd'hui"

 

Enseignement
du Père Hervé Gosselin
Foyer de Charité de Tressaint.

INTRODUCTION

Aujourd’hui, nous voulons rentrer dans le mystère de la Création, ce mystère qui fait que, chaque matin, l’homme religieux, croyant, se tourne vers son Seigneur pour chanter les Laudes. C’est-à-dire reconnaître, au pied du lit, que le Seigneur est Seigneur, qu’Il est notre Créateur et donc que nous devons déjà avoir à la bouche des chants de louange. Reconnaître qu’aujourd’hui nous sommes invités à bien nous intégrer dans cette Création que le Seigneur nous donne et dans laquelle Il nous a placés.

Aujourd’hui, Dieu est là et se livre dans sa création. Nous faisons partie de cette création. Nous devons vivre en harmonie avec elle. Notre Créateur est là et donc nous ne sommes jamais seuls. Dans le silence le plus complet, il y a la Présence.

Un jour nouveau commence
Un jour reçu de toi, Père
Nous l’avons remis d’avance
En tes mains, tel qu’il sera.

Émerveillés ensemble,
Émerveillés de Toi, Père
Nous n’avons pour seule offrande
Que l’accueil de ton Amour.


(Prière du temps présent : Lundi II matin)

L’émerveillement du chrétien rejoint l’émerveillement de tous les hommes. Aujourd'hui, promenez-vous. Et s’il n’y a pas assez de soleil pour regarder vers le haut, mettez-vous à quatre pattes et regardez vers le bas : le détail des fleurs, les bestioles... qui, à leur manière, chantent l’hymne à la Création.

Dans le Cantique des Créatures de St François, l’humble créature reconnaît que Dieu est grand, qu'Il nous a faits et que ce mystère nous met dans la joie et l’allégresse.
Avec St François, lui qui avait su si bien se mettre en harmonie avec la nature, nous voulons rentrer dans ce mystère paisible d’une Création qui est belle et avec laquelle nous devons vivre en harmonie.

Dieu a voulu la Création, et cela gratuitement. Et si le monde a besoin de Dieu, Dieu a, lui aussi, besoin de l’homme et de la Création. Pour être vraiment Dieu. Pour être heureux. Dieu a besoin du monde comme l’océan a besoin du rivage.

De tous les temps, une pensée païenne habite l'homme : croire que l’univers serait comme un spectacle que Dieu se construit pour se réaliser. Dieu, pour être Dieu, aurait besoin du monde. Or, dans le débordement d’amour qui règne au cœur de la Trinité, Dieu a envie de partager ce qu’Il est. Ce partage est gratuit. Si le monde existe, c’est bien par suite d’une initiative divine mais totalement gratuite. Et qui doit aussi nourrir notre louange.

C’est une Création faite par la Trinité. Cependant la Trinité est UN et nous n’avons pas à définir des rôles précis des personnes divines dans cette Création.

1. LE MYSTERE de l’ACTE CREATEUR

Une création à partir de rien

Avec des composants que l’on rassemble, que l’on transforme, on fabrique quelque chose (ex : un réveil). Mais nous avons du mal à nous représenter une création qui serait faite à partir de rien. Car rien n’existait avant que Dieu ne crée. Nous ne pouvons pas en avoir un concept juste. Ce qui a pour conséquence que Dieu ne nous aime pas en fonction de notre valeur : c’est lui qui crée la valeur que nous avons.


C ’est une création continue

L’homme fabrique. Et lorsque la chose est fabriquée, le fabriquant n’a pas besoin d’être là pour que la chose fonctionne
(ex du réveil).
Dieu, lui, ne crée pas de cette manière-là. Pour prendre une image : un rayon de soleil venant taper sur ce bureau, il y aurait là une belle tâche de lumière qui existe puisque je la vois. Mais pour que celle tâche de lumière existe, il faut que la source soit là. Si l’on coupe la source, il n’y a plus de lumière.
Dieu crée en permanence. Ce qui veut dire que, ce matin, si Dieu ne m’avait pas créé, je ne me serais pas réveillé. Si Dieu ne me créait pas, en ce moment, il n’y aurait plus sur la chaise qu’un jean et un pull. Tout est dans sa main et nous sommes créés en permanence.

La conséquence est que nous pouvons être en permanence en lien avec ce Créateur qui n’est pas lointain. Il aurait fait son boulot
et il s’en frotterait les mains ! Une chiquenaude initiale et le monde tournerait, les étoiles bougeraient et nous serions spectateurs. Non ! Tous, nous sommes dans sa main et c’est pour cela que la Création entière peut chanter sa louange et que Frère François dira que les fleurs et les oiseaux et la chaleur et le feu, et même le brouillard, chantent la gloire de Dieu.

Tout est crée par Dieu en cet instant, sinon la Création n’existerait pas.
Le Créateur ne quitte pas un seul instant ce qu’Il crée, ce qui fait dire au psalmiste :

"Toute la terre est remplie de ton amour.
Prodigieux savoir qui me dépasse.
Hauteur que je ne puis atteindre.
Où donc aller loin de ton souffle ?
Où m’enfuir loin de ta face ?
Je gravis les cieux, te voici.
Je descends chez les morts, Tu es là.
Je prends les ailes de l’aurore
et me pose au-delà des mers.
Même là, ta main me conduit, ta main puissante me saisit... ”

( Psaume 139)

Où que j’aille, je te reconnais. Dans ta création, Tu es là. Et dans le silence, il y a le frémissement de ta présence. Dans la beauté de ta création, tu es présent ; dans cet homme que tu as voulu au cœur même de la Création et que tu as créé à ton image, tu es là.

Tu as voulu aussi que l’homme soit associé à ton acte de création : nous ne créons pas à partir de rien mais nous sommes, nous aussi, invités à créer, à avoir un pouvoir créateur de transformation. Pouvoir de donner la vie également : les parents sont co-créateurs avec Dieu. Dieu devient alors dépendant de sa créature puisque les parents ont pouvoir de décider de créer ou non un enfant.


L’homme est une création limitée

Pourquoi ? Parce que Dieu ne peut créer que ce qu’il n’est pas. Dieu parfait ne peut créer que ce qui est imparfait. C’est à ce prix-là que nous existons. Nous ne pouvons pas avoir la perfection de Celui qui nous a créés. Pas encore !

La pensée chrétienne nous dit que les hommes ont bien du mal à se sortir de cette révolte de la condition de celui qui est créé et qui aimerait bien être créateur à la place du Créateur, être créé parfait. Nos limites doivent aussi faire partie de notre louange, le matin. Ce n’est pas un handicap, mais une chance. C’est la chance de la créature mais encore faut-il que la créature dise oui.
Et c’est un oui qui n’est pas facile.

Celui qui vient nous retrouver dans notre condition d’homme, c’est par Lui que nous disons oui. Les limites de notre humanité, Il les a partagées, hormis le péché. Il a été limité dans le temps, dans l’espace, limité par ses capacités physiques : il était fatigué, il avait soif, il avait envie de dormir... Et nous contemplons le Fils de l’Homme qui a accepté de naître dans une crèche, humble parmi les hommes, tout-petit. Il nous montre ainsi la grandeur de chacune de nos vies. Car la Création est une grande, grande aventure.

 

2. LA FINALITE DE LA CREATION

La finalité de la création est de nous faire entrer dans l’intimité de la vie divine afin “ que Dieu soit tout en tous. ” (1 Co. 15,28).
La finalité de la création est donc la joie de l’homme : nous savons que nous sommes le fruit de l’Amour Trinitaire.

C’est au cœur même de la Trinité qu’il y a eu ce désir de partager cette condition divine. Nous sommes appelés à être divinisés. Non pas à devenir Dieu comme Dieu est, mais à participer, en tant que créature, à la Divinité. Appelés à entrer en Dieu. Ce sera notre deuxième naissance. Nous pouvons commencer dès maintenant puisque nous sommes appelés à naître de l’Esprit-Saint. Nous ne naîtrons pas à la vie de l’Esprit par la force de nos petits bras. Nous naîtrons par le salut, proposé à tout homme.

Nous sommes créés pour sa Gloire, et la joie de l’homme est de pouvoir chanter la Gloire de son Créateur, une louange qui doit être gratuite comme est gratuit l’acte créateur. Dans notre prière, nous ne sommes pas toujours dans une relation utile face à Dieu : “parce que nous avons besoin de toi, nous te prions, Seigneur ; parce que nous avons l’intuition que tu peux arranger certaines choses, nous te prions. Non. Nous sommes invités à entrer dans une relation gratuite avec Dieu, et c’est toute la difficulté de notre vie spirituelle.

Nous sommes dans une relation gratuite lorsque Dieu devient “ inutile ”. Dans une relation d’Amour, l’autre n’est pas utile ; il est aimé. Dans le couple, l’autre n’est pas utile à mon plaisir, à mon bonheur. C’est l’amour qui change la relation d’utilité en une relation gratuite. C’est pourquoi nous commençons notre journée par ces mots : “ Loué sois-tu mon Créateur ”. Alors seulement nous pouvons lui dire aussi : “ Merci pour ce que tu fais de moi, pardon... s’il te plaît... je t’aime. ”

 

3. DIEU LE TOUT-AUTRE, DIEU LE TOUT-PROCHE

Dieu le Tout-Autre
:

Dieu est le Saint par excellence. Le Saint, c’est celui qui est Autre, celui qui est “ séparé ”. Quand je parle à Dieu, je ne parle pas d’égal à égal. Le Psaume 57,11 dit : “  Ton Amour est plus haut que les cieux, ta fidélité plus haute que les nues. ”
On dira que Dieu est transcendant, il est complètement différent. Il est autre que ce que je suis.
Il ne peut pas se limiter à la création que j’ai sous les yeux.

Il y a aussi cet hymne de l’Office des lectures (Mercredi 1ère semaine), de St Grégoire de Naziance :



“ O Toi l’Au-delà de tout, comment pourrais-je te nommer d’un autre Nom ?
Aucun mot ne t’exprime. Quel esprit pourra te saisir ? Nulle intelligence ne te conçoit.
Seul, Tu es l’Ineffable. Tout ce qui se dit est sorti de toi.
Tous les êtres te célèbrent, ceux qui parlent et ceux qui sont muets.
Tous les êtres te rendent hommage, ceux qui pensent et ceux qui ne pensent pas.
L’universel désir, le gémissement de tous aspire ver toi.
Tout ce qui existe te prie et vers toi tout être qui sait dire ton univers fait monter un hymne de silence.
Tout ce qui demeure, demeure en toi seul. Le mouvement de l’univers déferle en toi.
De tous les êtres tu es l’Unique. Tu es chacun et tu n’es aucun.
Tu n’es pas un seul être, tu es l’ensemble.
Tu as tous les noms. Comment t’appellerai-je, toi, le seul qu’on ne peut nommer ?
Quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées qui voilent le ciel lui-même ?
Aie pitié, O Toi, l’Au-delà de tout.
Comment t’appellerai-je toi qu’on ne peut nommer ? ”



Dans la Bible, on ne nomme pas Dieu ; ce fameux tétragramme “ YHWH ” est imprononçable,
car prononcer le Nom, c’est déjà être à égalité.
Par respect, par humilité, on ne prononce pas le nom de Dieu, comme on ne pourra pas voir son visage, dans l’Ancienne Alliance.
Il faudra attendre l’Incarnation pour pouvoir, parce que Dieu se fait homme, nommer Dieu, comme on pourra dire que l’on voit son visage. L’humanité ne peut pas dire : “ On ne peut pas voir le visage de Dieu ” puisqu’Il s’est fait homme et qu’Il s’est donné à regarder. En Jésus-Christ, je vois Dieu, puisqu’il est Dieu. Donc, je le vois, je le regarde.

 


Dieu le Tout-Proche :

Celui qui nous crée en permanence est là dans sa Création ; mais il n’est pas dilué dedans, comme pourrait le penser un courant panthéiste. Dieu et le monde ne sont pas coupés l’un de l’autre. Dieu est présent :

“ O Toi qui es chez toi tout au fond de mon cœur
Fais-moi me perdre en toi tout au fond de mon cœur. ” (Prière hindoue)

Le chrétien pourra reprendre cette prière, mais il ne la dira pas comme peuvent la dire ses frères hindous. Car, pour eux,
Dieu est là dans les choses créées, mais ils ne reconnaissent pas Dieu comme l’Au-delà de Tout. Il ne la dira pas non plus
comme ses frères musulmans, pour qui Dieu est l’Au-delà de Tout, le Transcendant, mais Il n’est pas là présent dans sa création. Le chrétien se trouve entre les deux. Il doit tenir les deux aspects.
Car pour le chrétien, Dieu est le Dieu Tout-Autre et le Dieu Tout-Proche.

 

4. LE RECIT DE LA GENESE

Relire les chapitres 1 et 2 de la Genèse. La Genèse n’est pas un mythe, une histoire complètement inventée par les hommes.
C’est une révélation présentée en termes imagés.. La Genèse est un récit qui est vrai, donc un récit qui nous apporte une vérité
de foi. Ce sont des textes sacrés qui font autorité : (Dei Verbum) “ L’économie du salut annoncée d’avance, racontée et expliquée par les auteurs sacrés apparaît, dans les livres de l’Ancien Testament, comme la vraie parole de Dieu. C’est pourquoi ces livres divinement inspirés conservent une valeur impérissable. ”

Il y a deux récits différents : le 1er a été écrit 400 ans avant J.C. Le deuxième est encore plus ancien, aux environ de 950.
Bien avant, il y avait Abraham. Cette histoire a donc été élaborée bien après la création, mais c’est une histoire vraie.
Quand je lis la Genèse, c’est bien Dieu qui m’apprend comment s’est passée la Création. C’est un récit spirituel qui utilise
des images pour nous parler d’une réalité. Le Magistère nous a toujours enseigné qu’Adam et Eve n’étaient pas des symboles mais des personnes réelles.

On ne peut donc pas faire l’économie de la Genèse. En catéchèse, il faut utiliser ce texte-là pour parler de la Création. Même si la science fait beaucoup de progrès dans la découverte de l’origine de la vie, elle ne peut être opposée à la Foi. Ce sont deux visions complémentaires, deux angles d’approche d’une même réalité. L’homme de foi pourra très bien être un scientifique. Et le scientifique pourra très bien adhérer à ce livre, sachant que c’est vu sous l’angle d’un croyant.

Aujourd’hui, la théorie scientifique de l’évolution a “ pignon sur rue ” : la terre évolue, des espèces apparaissent, on passe d’une espèce à l’autre. Mais les deux hypothèses sont tout à fait compatibles avec la Foi.


Jean-Paul II a beaucoup parlé sur ce sujet :

“ On peut donc dire qu’au point de vue de la doctrine de la Foi, il n’existe pas de difficultés dans l’explication de l’origine de l’homme, pour ce qui est du corps, à travers l’hypothèse de l’évolution. Il faut toutefois ajouter que l’hypothèse ne propose qu’une probabilité et non une certitude scientifique. La doctrine de la Foi, au contraire, affirme invariablement que l’âme spirituelle de l’homme est créée directement par Dieu. L’âme humaine, de laquelle dépend toute l’humanité, étant spirituelle, ne peut pas émerger de la matière. L’esprit de l’homme n’est pas le fruit de l’évolution des espèces. ” (J.P. II 1986)


St Thomas d’Aquin
parlera de “ l’animation ”.
“Anima ” = le souffle. Il faut l’envoi du souffle pour que la créature devienne homme.

La théorie de l’évolution (Darwin, Lamarque) est quand même remise en cause aujourd’hui. Pas par les théologiens mais par les scientifiques eux-mêmes ! Ils ne voient pas comment, en fait, on peut passer d’une espèce à l’autre. Ils commencent à admettre qu’à l’origine humaine, il y a un couple unique. Nous, croyants, les appelons Adam et Eve. Un nombre de plus en plus grand de savants sont en train de faire le choix du monogénisme.

L’homme et la femme, dans la genèse, sont créés à l’image de Dieu (Gen 1, 26-27). La création de l’homme est faite homme et femme. Pour être à l’image de Dieu, nous devons avoir en face de nous, un homme et une femme. L’homme célibataire,
parce qu’il est sexué, est incomplet pour nous donner l’image de Dieu. Et ce qui nous parlera le plus de Dieu, c’est le couple.

Le 2ème chapitre de la Genèse nous donne un récit un peu différent. Signe que nous sommes dans une vérité qui peut être regardée sous différents angles. On n’est pas dans un récit historique, on peut se permettre des vérités exprimées d’une manière différente par des symboles. Gen 2, 5 et ss :

“ L’homme n’était que poussière du sol mais Dieu souffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant. Yahvé planta un jardin en Eden et y plaça l’homme qu’il avait formé…. Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul, je vais lui faire une aide semblable à lui…Dieu fit alors tomber l’homme dans un profond sommeil. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Avec la côte qu’il avait prise à l’homme, Yahvé fit une femme et il vint la présenter à l’homme qui déclara : Voici enfin l’os de mes os, la chair de ma chair. Elle sera appelée “ femme ” parce qu’elle a été tirée de l’homme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère. Il s’attachera à sa femme et ils ne feront qu’une seule chair. ”

Tous les exégètes sont d’accord pour dire que, dans l’intention du Bibliste, il n’est pas question de chronologie. Cette image est extrêmement forte pour indiquer que c’est de l’intérieur de l’homme que Dieu a fait la femme, qu’il y a une égalité de création, de respect. Ce sont les mêmes, si ce n’est qu’ils sont en regard l’un de l’autre, qu’ils auront cette différence qu’il faudra assumer
toute la vie, à savoir : être sexué. Mais ce récit nous montre que nous sommes créés à l’image de Dieu, homme et femme et que c’est dans leur rencontre qu’ils sont le plus à l’image de Dieu. Egalité fondamentale et différence qui feront que nous serons toujours incomplets et qu’il faudra la rencontre avec l’autre pour voir cette possibilité de plénitude.

C’est le désir de Dieu que nous soyions placés ainsi au cœur même de la Création, que nous y vivions et que nous rendions grâce, non seulement d’avoir été créés, mais aussi peut-être pour ce sexe que le Seigneur nous a donné. Notre condition sexuée nous met dans une situation limitée qui est une incomplétude mais qui est un appel et une chance.

Si nous avons du mal à vivre notre sexualité, c’est que nous avons besoin de progresser, de nous convertir pour nous établir dans ce plan de Dieu qui fait que l’homme et la femme s’attachent l’un à l’autre pour ne faire plus qu’une seule chair.

L’amour de l’homme et de la femme n’est pas un absolu, car l’homme et la femme existent aussi en tant que personnes
et donc ont leur plénitude à vivre.
C’est le témoignage des personnes consacrées. Elles disent aux gens mariés : Attention ! votre amour n’est pas le tout de votre vie.


N’oubliez pas que vous avez à vivre en Dieu,
car toute la création crie de toutes ses forces vers son Créateur.
Elle crie sa louange et elle crie l' attente qu’elle a d’être rassemblée en Dieu.