Le silence

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Parole du père Hervé Gosselin au début d'une retraite fondamentale sur le thème "Venez, adorons-le."

Le silence

Le silence est la première condition pour un itinéraire intérieur qui va nous découvrir des horizons infinis.

On se rend compte, par expérience, qu’on ne se connaît pas soi même. Bien sûr j’ai des idées, des convictions, mais pour prendre du temps pour descendre en soi, le silence me prépare, me permet d’être à l’écoute. Ce silence est d’abord un silence extérieur -ne pas se parler - et cette absence de bruit permet d’être à l’écoute, c’est une expérience humaine qui porte beaucoup de fruits, c’est l’expérience du désert.

Pour percevoir la majesté du lieu, pour percevoir la grandeur de Dieu, pour percevoir l’immensité de mon âme, il faut être une âme de silence. Une âme de silence pour chercher et pour se laisser découvrir par Dieu.

Le silence c’est aussi de savoir se déconnecter : couper son portable, couper son ordinateur ; si j’occupe mon temps, je ne suis pas disponible à la nouveauté ; il faut plusieurs heures, plusieurs jours pour rentrer dans ce silence extérieur qui mène au silence intérieur.
Cette disponibilité nous permet de saisir la Parole lorsqu’elle nous est donnée dans les enseignements, dans la Liturgie, par les lectures personnelles de la Parole de Dieu.

l’écoute vigilante

Être à l’écoute vigilante et disponible pour se retrouver soi-même ; la condition pour se poser la question de Dieu, c’est d’être disponible et d’être accueillant à soi-même. Ne pas vivre à la superficie de son être.

Si nous sommes là, c’est parce que, comme les bergers à la crêche, l’ange du Seigneur nous a appelé ; ce n ’est pas parce que nous sommes brillants, comme les bergers, nous sommes pauvres. Celui qui ne cherche rien ne trouve rien. C’est Dieu qui nous accueille dans cette maison – c’est lui qui veut nous combler- Mais qui es-tu Seigneur ? qu’est-ce que tu peux faire pour moi ? De mon côté, je ne peux qu’exprimer mon désir qui peut être une souffrance, une préoccupation, qui peut être un cri comme nous l’entendons dans les psaumes : « Seigneur sauve-moi », « ah ! si tu déchirais les cieux et descendais pour me donner ta lumière », regarde Seigneur je suis dans la nuit. Dans la nuit nous sont données les étoiles alors à quoi sert de maudire la nuit !

L’itinéraire qui nous est proposé c’est cette descente en soi à l’écoute de la Parole de Dieu, comme les bergers autour du feu ; le feu, c’est ce qui nous rassemble : chaleur, lumière, pureté. La paix de Dieu, la paix de la crèche, la paix d’une présence qui veut se dire et se révéler à moi.

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