Un jour, je portais la communion à un membre de la communauté qui se trouvait à l’hôpital.
J’avais donc le Saint-sacrement dans une pochette attachée au cou et j’ai réalisé très fort que je portais Jésus Eucharistie, comme Marie Le portait pendant la période de l’Avent. Je portais Jésus Eucharistie dans la rue, dans les magasins, sans que personne ne le sache mais je sentais la puissance de Jésus partout où j’allais et j’étais convaincue que Jésus Eucharistie irradiait chacun, et que sans le savoir chacun recevait des grâces particulières.
Ce petit exemple m’a poussée à beaucoup contempler Marie qui portait en elle le Sauveur du Monde et toute la joie qu’elle pouvait en ressentir, elle qui avait tant imploré le Père pour que vienne le Messie promis, pour que le monde soit réconcilié avec Dieu, pour que Dieu renouvelle sa création et chacun des hommes. Elle savait qu’elle le portait en elle devant tout le monde, devant ce monde qui ignorait qui était cet enfant qu’elle attendait.
Depuis ce temps, je vis la période de l’avent d’une manière bien différente. C’est pour moi une véritable attente, une attente quotidienne avec Marie, une éducation à la patience pleine d’Espérance. C’est très souvent que je me répète : Il va venir … Je sais qu’Il est déjà venu, mais combien de grâces sont renouvelées chaque année lorsque je l’attends avec impatience pour m’aider à me convertir, pour me réconcilier totalement avec le Père et avec chacun de mes frères. C’est toujours l’occasion pour moi de faire le point de ma vie de charité envers mes frères et d’Amour envers Dieu et je trouve toujours des grâces particulières à demander à Jésus pour Noël afin de croître dans l’Amour.
Je le supplie aussi d’ouvrir mes yeux et mon cœur pour accueillir d’une manière toujours nouvelle la personne de Jésus, Dieu fait homme, qui a pris notre condition humaine, qui est au milieu de nous.
Je redis ma foi au Seigneur qu’un jour ce règne d’amour s’étendra sur la terre. Je l’attends et lui exprime mon attente, ma confiance et tout cela me met en joie.
Témoignage de Monique R., membre du Foyer