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Le
Seigneur a besoin de l'Eglise, des sacrements, mais Il est aussi bien
au-delà !
Il
ne me lâchait pas… et je
me suis laissée aimer ainsi pendant plusieurs mois,
mais
je sentais bien qu'il fallait que je fasse un pas de plus
: montait en moi le désir de me confesser.
J'avais quelques souvenirs de
ce sacrement, mais j'avais tellement de choses sur la conscience, et je ne
connaissais pas de prêtre. |
J'ai
donc fait les églises, pour savoir lequel j'irais rencontrer…
J'en
ai trouvé un qui disait bien sa messe, me semblait-il !!!
J'ai donc pris rendez-vous, et en arrivant dans son bureau, je me suis à
peine présentée et j'ai "vidé mon sac". J'ai dit :
- "J'ai fait çà, et çà, et çà…".
J'allais un peu vite en besogne, il ne me connaissait pas.
-
"Attendez, Jésus, çà vous dit quelque chose ? Fils de Dieu ? Vous
y croyez ?
Sauveur ? Vous pensez qu'il peut vous sauver ?"
Et
puis, voilà, j'ai reçu le pardon de Jésus.
C'était
fait en un instant.
Ce
que je ne savais pas, c'est que j'avais maintenant à le
"digérer", ce pardon.
J'avais de la joie dans
le cœur, mais ce n'était pas fini, loin de là.
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Je
me souviens être partie en vacances peu après et pendant des marches en
montagne, je restais un peu en arrière, pour retrouver mon Seigneur, et
s'instaurait un dialogue. Je priais sans le savoir :
"Mais
ce péché , tu me l'as pardonné ? ...Et celui-là ? ..Même çà ?..."
Le
Seigneur guérissait mon cœur peu à peu ;
il
a fallu plusieurs mois pour que je m'habitue progressivement à cette
nouvelle vie dans la lumière.
Bien
sûr, je suis retombée plusieurs fois dans les mêmes ornières,
et
là, je savais ce que je faisais ;
çà
devait être un péché plus grave, mais je ne pouvais pas m'en empêcher.
Il
faut longtemps pour changer de vie complètement.
J'étais
souvent tentée par l'adversaire, pas entièrement libérée…
même si le Seigneur avait déjà gagné : je savais que je me donnerais à
lui. Mais où ? Quand ? Comment ? Aucune idée !
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Et
puis j'ai trouvé ma place : je suis entrée au Foyer, après deux
retraites ici.
La
première, j'ai mis trois ans à m'en remettre ! J'y avais découvert
que Dieu était mon père et Marie ma mère : on
n'en sort pas indemne !
Quelques
années plus tard, lors d'une assemblée de prière, puis lors du
sacrement du pardon à plusieurs reprises, le
Seigneur a continué son œuvre de libération. C'est là que j'ai
compris combien le mal était enraciné en moi. Même si l'adversaire
m'avait laissée en paix pendant plusieurs années, il revenait à
l'attaque.
Il
a fallu toute la croix de Jésus, tout le sang du Fils pour libérer cette
liberté que j'avais enchaînée en donnant prise à l'adversaire ; et il
a fallu du temps pour convertir et guérir un cœur bien blessé.
Un
signe de la victoire du Seigneur : dans ma première vie, j'avais très
souvent la tête baissée, et il a réussi à me faire lever le nez !
Et
maintenant, plus de 25 ans après,
j'en suis arrivée à me confesser très souvent.
Je
m'aperçois de ceci : chaque fois que j'ai le courage d'aller au bout de
la vérité, chaque fois le Seigneur me guérit, sur ce petit détail que
j'avais hésité à dire.
De
sacrement en sacrement, il me tient, et coupe tous les fils qui me
rattachaient aux ténèbres.
Je
sais, je suis sûre que ce chemin merveilleux avec le Seigneur est loin d'être
fini et je vous souhaite d'expérimenter la même
chose : le Seigneur est là, il vous attend, il t'attend. Si tu veux,
viens !
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