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Je
m'appelle Marie-Claude. J'avais
20 ans la première fois que j'ai été en relation avec Marthe. C'était
en août 1975, 2 mois ½ avant
mon entrée au Foyer.
Je faisais la retraite de la semaine du 15 août à Tressaint et j'ai reçu un coup de
fil m'annonçant que Papa était hospitalisé. Il venait de faire un
infarctus. Le Père du Foyer m'a alors tout de suite dit : "Ecris à
Marthe pour lui confier ton papa." Ce que j'ai fait et qui, je crois
m'a beaucoup apaisée.
C'est
en 1976, à ma première retraite comme membre du Foyer que j'ai rencontré
Marthe dans sa petite chambre à Châteauneuf de Galaure. Ce fut très
simple, comme à chaque fois d'ailleurs. Un membre de Foyer m'a guidée près
de son lit – car il fallait s'habituer à la pénombre. Je me suis présentée,
j'ai parlé du Foyer, de ma famille et nous avons dit la prière de consécration
: "Je te choisis, ô Marie" pour terminer.
En 1978, 4 jours avant mon engagement définitif, j'ai eu la grâce de
"monter à la Plaine" pendant ma retraite. Avant de partir,
Marthe m'a dit : "On s'embrasse !" Marthe est devenue "une grande sœur"
pour moi.
Par nature, je suis très timide et j'ai, un jour, confié à Marthe toute
cette difficulté que j'avais à parler. Elle m'a donné alors un conseil,
à la fois simple et exigeant. Je savais, en sortant de sa chambre, qu'il
me fallait appliquer à la lettre ce conseil. Je suis sortie pleine d'espérance
et heureuse.
Lors d'une autre rencontre, je me souviens de cette phrase : "Il ne faut pas mettre d'obstacle sur le chemin que Dieu nous
trace."
Une autre fois, le "A
bientôt" a résonné dans mon cœur d'une façon inhabituelle.
J'ai encore dans mon cœur l'intonation. Je ne savais pas que c'était la
dernière fois que je rencontrais Marthe. Aujourd'hui, je sais qu'elle
voulait me dire : "Bientôt, on sera toujours ensemble !" Et c'est vrai, je
crois que Marthe est très proche de nous. Voilà quelques rencontres avec
Marthe, très simples, qui m'apportaient beaucoup, sans que je sache
vraiment quoi sur le moment, sinon beaucoup de paix et de joie.
Quelques années après mes rencontres avec Marthe, j'ai compris le
message qu'elle voulait m'adresser en lisant la 1ère phrase
d'un texte dicté par elle, que les Membres de Foyers ont reçu : "Fais
de ta vie une ascension."
Effectivement, à chaque
passage dans la petite chambre, j'en suis ressortie comme grandie, attirée
par le Haut. C'était comme un appel à être plus proche du Seigneur. Un
peu ce qu'elle dit dans sa prière "O
Mère Bien-Aimée," écrite un 1er Novembre.
"Que
rien ne puisse jamais troubler notre paix, ni nous faire sortir de la pensée
de Dieu, mais que chaque minute nous emporte plus avant dans les
profondeurs de l'insondable Mystère."
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