Camille entre au Foyer
Janvier 2005
O Père infiniment bon, quelle patience as-tu
eu pendant 30 ans !
Tu étais là, tu me faisais grandir dans ton
Amour et je ne te reconnaissais pas ; je t'ai
rejetté, j'ai critiqué tout ce qui se rapprochait
de toi et de ton Eglise.
Et puis ta miséricorde infinie a eu raison de
ma tête dure et je t'ai enfin ouvert les bras
le 25 novembre 2000. Ton amour a alors
fait basculer toute ma vie dans la foi.
Tu m'as ensuite portée avec la délicatesse
d'un père qui prend soin de son nouveau-né,
jusqu'à la nuit de Pâques 2002 où j'ai eu la
grâce de recevoir le baptême et la confirma-
tion, à l'église Saint Gervais à Paris.

Camille

La vie en toi s'ouvrait toute grande
et le désir de t'appartenir n'a cessé de grandir.
En m'offrant ce travail d'assistante logistique
à la Conférence des Evêques de France,
en 2004, tu m'as permis de découvrir
la beauté de ton Eglise, sa diversité
et sa fragilité bien humaine
mais habitée par le souffle de ton Esprit.

Le temps était venu pour moi
d'y prendre pleinement ma place.
C'est alors au Foyer de Charité de Tressaint
que tu m'as finalement appelée
et j'y suis entrée le
2 janvier 2005.
  

 

     

 

 

 

 

  

O Père infiniment bon,
je n'ai que ma petitesse à t'offrir, tu le sais,
mais tu as mis en moi ce grand désir de marcher à la suite de ton Fils
sur ce chemin de sainteté,
en essayant d'accueillir chaque journée
comme si c'était la dernière,
pour que ce soit la plus belle, la plus pleine de toi,
car c'est la seule qui comptera.
Si vivre c'est donner, se donner,
que ta grâce me fasse profiter de chaque instant que tu me donnes,
de chaque rencontre dans le service,
de chaque petit geste de charité fraternelle,
comme une chance de plus pour avancer vers toi ensemble,
pour te partager, te "goûter" à travers le coeur de mes frères et soeurs
et porter dans la prière tous ceux que tu amèneras jusqu'ici
afin qu'ils puissent à leur tour se sentir touchés par ton amour.
Et sur ce chemin de vie et de vérité où je ne cesse de trébucher,
il est une main de tendresse, tendue vers moi,
qui connaît mieux que quiconque la route à emprunter :
Marie, que tu nous a donnée pour mère,
ô Père infiniment bon.