livreocr.jpg (3043 octets) Jésus Eucharistie, vivant, agissant
Témoignage de Thérèse, membre du Foyer

Entre 1997 et 2001, dans ma prière, j'aimais beaucoup regarder
Jésus dans l'évangile quand il touche les malades : Jésus étend
la main et touche le lépreux, il touche les yeux de l'aveugle...
J'aimais bien voir Jésus qui guérit non pas de loin mais en touchant
la personne. Pour moi, c'était vraiment très important de voir Jésus
aussi humain, aussi proche, et j'ai passé beaucoup de temps à prier
ainsi, à vivre avec Jésus proche des personnes malades ou dans le
besoin.
En Juillet, j'ai appris que je devrais me faire opérer. Oh, ce n'était pas
grave à priori, mais il fallait quand-même y passer ! J'ai rencontré le
chirurgien en août et il m'a dit clairement les différentes possibilités
liées à cette intervention... Mais je restais optimiste et je savais que
normalement, ce n'était rien, du moins je me refusais à penser le
contraire !
Après l'opération, en salle de réveil, j'ai compris de moi-même que
j'avais quelque chose de très grave, c'était ce que je redoutais :
j'avais un cancer.

Je ne sais pas trouver les mots pour exprimer tout ce qui peut passer
dans la tête en peu de temps, quand quelque chose comme ça vous
tombe dessus. Même quand on n'est pas frais, au réveil d'une
opération, on réalise très bien et je crois pouvoir dire que c'était
comme un coup de masse, je me sentais écrasée...
J'ai eu le Père du Foyer et la responsable au téléphone une demi-
heure après, étant revenue dans ma chambre, et ils ont tout fait pour
m'éclairer, me consoler, m'aider. La responsable m'a proposé que
quelqu'un m'apporte la communion dans l'après-midi et j'ai dit non
d'une façon très sûre. Tout l'après-midi, j'ai lutté, j'étais révoltée et
écrasée. Pendant ce temps, la communauté priait et offrait pour moi.
  
Le soir, un membre de Foyer est venu me voir et m'a dit : "Je t'ai
apporté Jésus, au cas où tu le voudrais". J'ai répondu oui.
Alors, elle a préparé ce qu'il fallait pour accueillir Jésus, et au début
de la prière, elle m'a dit : "Tu veux le regarder ou tu veux le toucher ?"
A ce moment là, il y a eu comme un éclair en moi et j'ai tout de
suite répondu : le toucher.
Elle m'a donné Jésus dans mes mains, nous avons prié, puis elle est
partie.

Elle n'a rien vu d'extraordinaire, et pourtant au moment où j'ai eu
Jésus dans mes mains, je lui ai dit : Jésus, je ne peux pas, mais je
m'accroche à toi, et avec toi, je sais que ça ira, je veux tenir à toi.
A l'instant même, le combat que je vivais s'est arrêté, et j'ai reçu
la paix et la joie pour le temps de l'hospitalisation et tout ce qui
a suivi.
Je peux aussi ajouter que depuis ce soir là, à chaque fois que je
reçois Jésus dans la communion, j'ai un temps où je le regarde
et je lui redis : je te tiens, je mattache à toi.