"O Marie, ô ma sainte et bonne mère, donnez-moi, donnez à tous
de comprendre la grande valeur du silence dans lequel on entend
Dieu !
Apprenez-moi à me taire pour écouter la Sagesse éternelle,
apprenez-moi à tirer du silence tout ce qu'il renferme de grand,
de saint, de surnaturel, de divin" Marthe Robin

Dans ce chapelet, nous regarderons quelques mystères
douloureux de la vie de Jésus et contemplerons le silence de
Marie à cette occasion.



Silence de Marie

Maternité
1. La fuite en Egypte. Mt 2,13-14
Saint Luc nous rapporte que, lors de la naissance de Jésus,
"Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son
coeur".
Sans doute a-t-elle eu cette même attitude lors de
cette fuite et de ce séjour en Egypte.
Silence pur de Marie qui se laisse surprendre par l'imprévu et
l'inattendu de l'Amour divin.
Silence du coeur qui entre dans le mystère, autant que ce
mystère le possède.
Vierge Marie, entraîne-nous dans le silence amoureux de ton
coeur.

2.
Jésus à 12 ans au milieu des docteurs, dans le temple.
Luc 2,41-49
Angoisse de Joseph, angoisse de Marie.
Pourquoi ? Pourquoi ?
Or Saint Luc ajoute : "ses parents ne comprirent pas ce que
Jésus leur disait. Puis il descendit avec eux à Nazareth, et
il leur était soumis ; et sa mère gardait tous ces évenements
dans son coeur".

Silence de Marie, silence du coeur qui ne discute pas ce qu'il
ne sait pas ou ne comprend pas, mais qui obéit par amour.
O Vierge Marie, entraîne-nous dans le silence d'obéissance
de ton coeur.

3.
Alors que Jésus parcourt villes et villages, proclamant la
Bonne Nouvelle et qu'il enseigne dans les synagogues,
un jour les gens de sa parenté viennent pour s'emparer de lui
car ils disaient : "il a perdu la tête".
Puis, un peu plus loin, arrivent sa mère et ses frères qui le
font appeler.
Silence de la mère, partie prenante de la grande famille de
Jésus, au point de pouvoir laisser penser qu'elle partage les
propos insensés des cousins et cousines au sujet de son
fils. De même, le samedi, quand les auditeurs sont choqués
par les paroles de Jésus à la synagogue.
Jésus est touché du silence de sa mère. Il exprime alors l'âme
de celle qui ne cesse de le porter avec un coeur parfaitement
aimant.
"Ma mère, mes frères, ce sont ceux qui écoutent la Parole
de Dieu et qui la gardent"
.
Vierge Marie, entraîne-nous dans le silence d'écoute de
ton coeur.

4.
Jésus pendant sa Passion et son chemin de Croix.
Jésus est moqué, flagellé. On l'injurie, on crache sur son
visage. Il est lié, couronné d'épines, renié et, au bout d'un
temps, Jésus ne dit plus rien. Il se laisse faire, tel un agneau
que l'on mène à l'abattoir, agneau pascal qui marche vers la
croix.
Sans doute Marie l'a-t-elle croisé sur ce chemin vers le
Golgotha, au milieu de la foule hurlante. Et, comme dans son
enfance, Marie a pu murmurer à Jésus : "Maman est là...
ô maman est là".
Oui, Marie est là, qui nous accompagne, silencieuse, dans
tous nos chemins de croix.
Silence agissant du coeur qui se tourne avec l'élan de l'amour
vers celui qui souffre.
Vierge Marie, entraîne-nous dans le silence de compassion
de ton coeur.


5.
La mort de Jésus en croix.
"Collées contre la croix de Jésus se tenaient debout sa mère,
la soeur de sa mère Marie, femme de Clopas et Marie de
Magdala, et près d'elle, le disciple qu'il aimait."
Marie est là, s'offrant en union avec Jésus et offrant aussi
son fils, comme elle l'avait fait le jour de la présentation au
Temple.
"Un glaive de douleur te transpercera l'âme". Ce glaive de
douleur est à son paroxysme en ce jour de la mort de Jésus
et pourtant, silence du coeur qui croit en l'amour du Père,
silence du coeur qui espère au-delà des apparences.
Vierge Marie entraîne-nous dans le silence confiant de ton coeur.

Méditation d'un membre
du Foyer de Charité de Tressaint