« Il en va du royaume des cieux comme d’un propriétaire qui sortit au point du jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne… »
Cette parabole que Dieu nous donne aujourd’hui nous révèle le cœur miséricordieux du Père. Mais, pour comprendre sa grande bonté, il nous faut convertir notre regard : « faut-il que tu sois jaloux parce que je suis bon ? »
Pour te connaître, Toi, notre Dieu, nous nous mettons à l’école de Marie.
Quand le Seigneur donne, il SE donne tout entier, c’est pourquoi nul ne peut recevoir de lui moins que son frère. Et l’étonnant, ce n’est pas que chacun reçoive le même salaire, mais c’est que chacun se voie offrir Dieu tout entier ! l’Amour tout entier. Voilà la démesure de notre Père, cet amour excessif, trop fort, qui nous dérange tellement qu'i lnous sort de nos petites normes humaines. C’est cela qu’on appelle la miséricorde.
« Il nous a trop aimé », il est allé trop loin, il va toujours trop loin car il ne sait pas donner à moitié, notre Père.
Vierge Marie, Immaculée Conception, toi la comblée de grâces, prie pour nous, que nous sachions nous émerveiller de cette miséricorde infinie.
C’est que, lui disent-ils, personne ne nous a embauchés. Il leur dit : Allez, vous aussi, travailler à ma vigne. »
Quelle bonté de la part de Dieu ! Quelle miséricorde, quelle joie de se savoir aimé, reconnu, pardonné. Voilà la découverte de l’ouvrier de la 11ème heure, celle du fils prodigue, celle du pécheur qui revient vers Dieu ; car « il y a plus de joie dans le royaume des cieux pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de repentir ».
Vierge Marie, médiatrice de toute grâce, montre-nous le chemin pour revenir à notre Père de tout notre cœur afin de devenir cause de joie pour le ciel et d’en être comblés nous aussi.
La voilà, la souffrance, la grande blessure du cœur de Dieu : lui qui est si bon, qui a donné à celui-ci de travailler avec lui tout au long du jour, de partager tout son amour en communion, celui-ci justement qu’il a préservé du danger, de la tristesse et de l’oisiveté, celui-ci ne comprend pas, n’accueille pas, n’accepte pas la miséricorde. Nous ne sommes plus appelés serviteurs mais « amis »… Comme tu nous aimes, Seigneur ! Ouvre notre cœur, brise le, tant qu’il est de pierre, fais-le fondre sous le feu de ton Esprit Saint et devenir de chair, afin qu’il se joigne au tien, le connaisse et que nous devenions nous aussi miséricordieux comme toi-même, toi seul, es miséricordieux.
Que nous apprenions, que nous goûtions la joie du don, du don parfait, du pardon, du don de nous-même. Ainsi, nous deviendrons tous frères, en vérité ; ainsi, en vérité, nous pourrons dire « Père,…notre Père. »
Vierge Marie, Fille bien aimée du Père, emporte-nous dans son cœur, que nous ne sortions jamais de sa joie et de son amour, alors, avec toi, nous chanterons éternellement la miséricorde du Seigneur.