Les ouvriers de la 11ème heure

(Mt 20, 1-16)

page d'accueil

 

Sommaire prière

Liste des chapelets

Textes pour prier

Chemins de Croix

Prier avec Marthe Robin

« Il en va du royaume des cieux comme d’un propriétaire qui sortit au point du jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne… »
Cette parabole que Dieu nous donne aujourd’hui nous révèle le cœur miséricordieux du Père. Mais, pour comprendre sa grande bonté, il nous faut convertir notre regard : « faut-il que tu sois jaloux parce que je suis bon ? »
Pour te connaître, Toi, notre Dieu, nous nous mettons à l’école de Marie.

« Ceux de la 11ème heure vinrent donc et touchèrent chacun un denier. »

Quand le Seigneur donne, il SE donne tout entier, c’est pourquoi nul ne peut recevoir de lui moins que son frère. Et l’étonnant, ce n’est pas que chacun reçoive le même salaire, mais c’est que chacun se voie offrir Dieu tout entier ! l’Amour tout entier. Voilà la démesure de notre Père, cet amour excessif, trop fort, qui nous dérange tellement qu'i lnous sort de nos petites normes humaines. C’est cela qu’on appelle la miséricorde.
« Il nous a trop aimé », il est allé trop loin, il va toujours trop loin car il ne sait pas donner à moitié, notre Père.
Vierge Marie, Immaculée Conception, toi la comblée de grâces, prie pour nous, que nous sachions nous émerveiller de cette miséricorde infinie.

« Pourquoi êtes vous restés là tout le jour sans travailler ?"

C’est que, lui disent-ils, personne ne nous a embauchés. Il leur dit : Allez, vous aussi, travailler à ma vigne. »
Quelle bonté de la part de Dieu ! Quelle miséricorde, quelle joie de se savoir aimé, reconnu, pardonné. Voilà la découverte de l’ouvrier de la 11ème heure, celle du fils prodigue, celle du pécheur qui revient vers Dieu ; car « il y a plus de joie dans le royaume des cieux pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de repentir ».
Vierge Marie, médiatrice de toute grâce, montre-nous le chemin pour revenir à notre Père de tout notre cœur afin de devenir cause de joie pour le ciel et d’en être comblés nous aussi.

Mais cette merveilleuse miséricorde ne serait-elle donnée qu’aux pécheurs ?
« les premiers venant à leur tour (…) reçurent, eux aussi, chacun, une pièce d’argent. »
La petite Thérèse, bien qu’ayant peu péché, se sent pleinement gratifiée de miséricorde ; elle découvre alors et définit pour les cœurs purs, la miséricorde de préservation, celle-là même qui fit de Marie l’Immaculée Conception.
Elle raconte cette histoire : Deux enfants courent, l’un va plus vite, tombe dans un piège, se blesse. L’autre court moins vite, le père se précipite, sauve celui qui n’est pas blessé en écartant le piège, puis, il soigne le premier avec tout son amour. Ainsi, les deux ont été sauvés du même danger, mais, celui qui a été préservé a été encore plus « sauvé » à la limite, même s’il peut ne pas s’en être aperçu.
Marie, toi la toute pure, préservée de tout péché par la miséricorde de Dieu, apprends-nous à découvrir cet amour si discret, si attentionné de notre Père quand il nous soulève dans ses bras pour éviter que nous tombions, et à chanter sans fin son Amour.
« Faut-il que tu sois jaloux parce que je suis bon ? »
La voilà, la souffrance, la grande blessure du cœur de Dieu : lui qui est si bon, qui a donné à celui-ci de travailler avec lui tout au long du jour, de partager tout son amour en communion, celui-ci justement qu’il a préservé du danger, de la tristesse et de l’oisiveté, celui-ci ne comprend pas, n’accueille pas, n’accepte pas la miséricorde.
S’il ne comprend pas que l’autre puisse être aimé c’est qu’il n’accueille pas l’amour pour lui-même. Rien n’est plus violent contre Dieu que de refuser son cadeau, qui n’est autre que Dieu lui-même ! Il se donne et je dis : « non merci ! ce n’est pas comme ça que j’avais calculé, tu vas trop loin, c’est incorrect » ; « Voilà comment les derniers seront premiers et les premiers seront derniers. »
Ô Vierge Marie, tout embrasée de la miséricorde, garde-nous de raidir ainsi notre cœur, que nous nous laissions toucher, fondre, émouvoir, embraser par l’Amour que le Père déverse sur chacun de nos frères et sur nous-même.
« Le maître répondit : mon ami…. »

Nous ne sommes plus appelés serviteurs mais « amis »… Comme tu nous aimes, Seigneur ! Ouvre notre cœur, brise le, tant qu’il est de pierre, fais-le fondre sous le feu de ton Esprit Saint et devenir de chair, afin qu’il se joigne au tien, le connaisse et que nous devenions nous aussi miséricordieux comme toi-même, toi seul, es miséricordieux.
Que nous apprenions, que nous goûtions la joie du don, du don parfait, du pardon, du don de nous-même. Ainsi, nous deviendrons tous frères, en vérité ; ainsi, en vérité, nous pourrons dire « Père,…notre Père. »
Vierge Marie, Fille bien aimée du Père, emporte-nous dans son cœur, que nous ne sortions jamais de sa joie et de son amour, alors, avec toi, nous chanterons éternellement la miséricorde du Seigneur.