Veux tu Guérir ?

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Prier avec Marthe Robin

 

Evangile de Saint Jean, chapitre 5 . L’infirme de Bézatha.

Après cela, à l'occasion d'une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu'on appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles était couchée une foule de malades : aveugles, boiteux et paralysés. Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux tu guérir ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l'eau bouillonne ; et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait !

A la question « veux-tu guérir » l'infirme ne répond pas par un oui empressé.

Le désir de guérir...

Le désir de guérir s’est éteint chez cet homme ; c’est la résignation, voire la désespérance. Nous connaissons cela aussi parfois dans la lutte contre le péché, telle faiblesse ou tel défaut. Comme Il l’a fait pour cet homme, Jésus vient nous rejoindre dans nos désespérances, même celles qui sont installées depuis bien longtemps.
Nous te présentons, Jésus, toutes ces difficultés devant lesquelles nous avons baissé les bras. Viens, à la prière de Marie, réveiller en nous la flamme de l’Espérance et cette certitude que rien n’est impossible à Dieu.

Lève-toi.

Ces mots, Jésus les adresse à chacun de nous aujourd’hui. Lève–toi au dedans, dans ton cœur. Redresse-toi intérieurement et fais face au combat qui t’est présenté.
L’enfant prodigue, à partir du moment où il a dit « je me lèverai et j’irai vers mon père » est sur le chemin de la résurrection.
Nous te présentons, Seigneur, tous ceux qui se laissent aller, qui n’ont pas la volonté ou qui n’ont pas la possibilité de se détourner de leur conduite mauvaise.
Conduis-les, Vierge Marie, à Jésus qui est l’unique Sauveur.

Il prit son brancard et il marchait.

Mes paralysies sont d’un autre ordre. Il y en a certaines dont je ne guérirai que peu à peu, d’autres qui sont comme l’écharde de Saint Paul. Et Jésus me dit : « je ne te promets pas de te l’ôter….mais ma force se déploie dans ta faiblesse. »
Sainte Thérèse disait que lorsqu’elle n’était pas sûre de franchir un obstacle, elle préférait passer par dessous.
Marcher avec son brancard, c’est se connaître soi-même pour ne plus buter sur ses paralysies ; c’est encore plus : devant un obstacle inévitable, prendre la main de Marie et s’appuyer sur le Seigneur pour que ce ne soit plus un obstacle.
Marie, prie pour nous, pour que nous avancions dans la confiance.

« Je n’ai personne… »

« Je n’ai personne… » a dit le paralytique, solitude que vient rompre Jésus en venant au devant de lui. Il peut maintenant aller lui-même au devant des autres, il peut se sortir de sa solitude . Cette liberté retrouvée peut être pour nous le signe de la liberté intérieure que le Seigneur fait croître en nous au fur et à mesure de notre vie avec lui. Il y a des paralysies du cœur qui nous plongent dans la solitude mais qui se guérissent de différentes façons, par exemple, quand quelqu’un s’est arrêté et a prit le temps d’écouter…
Nous te prions, Seigneur, pour tous ceux qui ont ce ministère d’écoute, tout spécialement dans la communauté. Vierge Marie, donne leur cette qualité d’écoute qui devait être la tienne. Et que tous ceux qui viennent à eux repartent plus forts et plus libres dans leur être intérieur.

Ne pèche plus.

Avec la guérison de son corps, il a reçu la guérison de son cœur. « Ne pèche plus » car il pourrait t’arriver pire encore ;
Trop souvent, je constate avec tristesse que je ne connais pas mon péché, je ne réalise pas sa gravité. J’en ai tellement peu conscience que c’est pire qu’un handicap ou qu’une maladie, tellement peu conscience de ce que la rédemption a coûté à Jésus. « Tu m’as aimé, tu t’es livré pour moi »
Marie, donne-moi de connaître la souffrance de Jésus devant mon péché, que je l’aie en horreur et que je sois confondu devant tant de miséricorde.