Prier le Chapelet avec Marthe Robin

Méditation d'un membre du Foyer à Tressaint.

Sommaire prière

liste des chapelets

prier avec Marthe Robin

1 - Le choix de Dieu dans une enfance ordinaire

Marthe Robin n’a pas choisi elle-même sa vocation. Elle l’a reçue et découverte.
Elle y a acquiescé à travers une série d’événements où elle a, peu à peu, reconnu l’Esprit Saint agissant en elle.

« Ce serait triste de tout recevoir de l’Amour et de ne pas tout donner à l’Amour », dit-elle.

Evoquant sa 1ère communion, Marthe dit :

" Je crois que ma communion privée a été une prise de possession de Notre Seigneur. Je crois que déjà il s’est emparé de moi à ce moment-là. Ma communion privée a été quelque chose de très doux dans ma vie ».

Marthe Robin a conscience d’avoir été aimée d’une manière unique,
d’un amour vrai et fort et dont la douceur égale la force.
Comme Bernadette, c’est en priant son chapelet, qu’elle accède à l’intimité avec Jésus.

«Je priais la sainte Vierge, je lui parlais surtout.
Quand j’allais au village faire des commissions,
j’avais toujours mon chapelet dans la poche et, en route, je le disais.
Je priais beaucoup plus en pensant qu’en parlant ».

Ouvre nos cœurs Seigneur pour que nous sachions toujours discerner les appels de l’Esprit à travers tout ce qui fait nos vies. Mets en nous un esprit de prière.
Par Marie nous t’en prions.

2 - Premières épreuves, premiers appels

A 16 ans, Marthe, déjà fragile, entre dans une voie de souffrance
et si la maladie la surprend, elle ne la révolte pas.

« Dieu est là, dit-elle, toujours. C’est Lui qui permet tout, et quand même Il semble se retirer et tout nous refuser, c’est toujours qu’il nous aime ».

Cela lui permet de dire :

«Avec votre grâce, je serai forte, je triompherai non de cette épreuve
si vous le voulez, mais par cette épreuve je suis à Dieu. ».

Marthe sent en elle une vitalité bouillonnante et désire donner la pleine mesure de son être. Ce ne sera jamais la souffrance recherchée pour elle-même, mais la souffrance acceptée par amour, pour se conformer à la Volonté de Dieu, qu’elle veut aimer et servir par-dessus tout.

« Ce que je voudrais et rêve souvent, c’est de plaire au bon Dieu,
sans recherche de moi, sans recherche de rien.
Ce que je désire plus que tout, c’est de l’aimer, de l’aimer par-dessus tout, l’aimer avec tendresse, l’aimer sans défaillance, l’aimer sans mesure ».

C’est là le langage d’une amoureuse passionnée de Celui dont elle a reconnu l’amour.
Mets en nos cœurs, Seigneur un esprit de foi en la toute-puissance de Ton amour pour nous, quoi qu’il arrive. Donne-nous de répondre amour pour amour.
Par Marie nous t’en prions.

3 - La réponse d’amour de Marthe Robin

C’est l’heure du choix pour Marthe :

«Il ne suffit pas d’avoir des inspirations, des éblouissantes lumières,
il faut répondre à l’appel de Dieu. Il faut tout donner à Dieu ».

Marthe est prête pour s’abandonner totalement au Seigneur, ce qu’elle fait d’une manière décisive en rédigeant son acte d’abandon et d’offrande à l’amour et à la Volonté de Dieu :

« Dieu éternel, Amour infini, ô mon Père ! vous avez tout demandé à votre petite victime ; prenez donc et recevez tout… En ce jour, je me donne
et me consacre à vous, tout entière et sans retour ».

Mets en nos cœurs Seigneur un esprit de don et d’abandon total entre tes mains.
Par Marie nous t’en prions.

4 - La persévérance de Marthe Robin dans l’offrande

« Elles sont si nombreuses les âmes dont le Seigneur m’a directement confié la charge et que je voudrais assoiffer et remplir d’amour divin… »

Associée de si près à l’œuvre Rédemptrice du Christ, Marthe communie au cœur même du Père qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la Vérité. Elle comprend l’urgence de la mission universelle mais, alors que, comme Ste Thérèse, elle a senti bouillonner le désir de toutes les vocations, y compris celle de prêcher à l’autre bout du monde, elle n’essaiera jamais d’utiliser d’autres moyens que ceux-là même que Jésus lui a donnés : la souffrance, la croix offertes en union avec lui, dans l’amour.
Sa grande joie demeure de savoir dans l’invisible son offrande féconde dans le corps mystique…

« Qu’il m’est bon et doux infiniment de penser qu’étant membre du Corps du Christ, toutes mes agonies, toutes mes souffrances unies à ses souffrances d’amour participent ainsi à leur divine et réelle efficacité ».

Mets en nos cœurs Seigneur la passion de l’évangélisation. Par Marie nous t’en prions.

5 - Le retour à Dieu de Marthe

Dans la nuit du 5 au 6 février 1981, Marthe Robin retourne vers le Père, dans le dépouillement. Monseigneur Marchand qui préside la célébration commente cette parole de Saint Jean :
« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt, il reste seul. S’il meurt, il porte beaucoup de fruit. »

« Mystère de Jésus, mystère de Marthe, ajoute-t-il. Nous pouvons rendre grâce pour son sens et son amour de l’Eglise : l’Eglise diocésaine et l’Eglise universelle. Témoignant de l’Absolu de Dieu, elle a toujours voulu être fille de l’Eglise ».

Marthe a reçu sa mission pour les Foyers, mais aussi pour l’Eglise et pour le monde, mais elle a voulu la vivre dans la discrétion et l’humilité.

Marthe nous dit :

« La vie apparemment la plus ordinaire doit nous élever aux plus hauts sommets de l’union et de l’amour… la vraie sainteté est contenue principalement dans la Charité parfaite et cette perfection, chacun peut l’atteindre sans grâces extraordinaires, sans faveurs de choix et même et surtout sans œuvres éclatantes, mais en devenant, avec Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, une petite âme et tout entière abandonnée à l’amour… une âme de prière et d’oraison ».

Mets en nos cœurs Seigneur l’ambition de la sainteté par les petites choses, mets en nous l’amour de l’Eglise.
Par Marie nous t’en prions.