
En ce vendredi de Carême, nous prions le chapelet dans la joie pour une double raison, d'abord celle d'accueillir les reliques de celle qu'on appelle parfois la petite Thérèse, et ensuite celle de voir que cette présence coïncide avec l'anniversaire de la naissance de Marthe Robin.
Celle qui est l'inspiratrice des Foyers de Charité aimait beaucoup Ste Thérèse qui l'a visitée à plusieurs reprises notamment durant les mois où elle a été plongée dans le coma en 1927-28.
Elle dira d'elle en 1931 : «Elle est pour moi une grande sœur si intime dont la doctrine toute d'amour fut si bienfaisante pour mon âme. Sa vie, Histoire d'une âme, ouverte quelquefois au hasard, me donnait des solutions pleines d'à propos.»
1- Sainte Thérèse comme Marthe Robin savent que le péché habite le cœur de tout homme mais elles regardent au-delà et s'émerveillent de la miséricorde.
Thérèse dit : «Le souvenir de mes fautes m'humilie, me porte à ne jamais m'appuyer sur ma force qui n'est que faiblesse, mais plus encore ce souvenir me parle de miséricorde et d'amour. Comment, lorsqu'on jette ses fautes avec une confiance toute filiale dans le brasier dévorant de l'Amour, comment ne seraient-elles pas consumées sans retour ?»
Et Marthe : «Espère mon âme, Jésus va te pardonner tout ce qui a pu lui déplaire en toi, il va l'absoudre et oublier toutes tes négligences, tous tes défauts. C'est lui qui a dit : Ce sont les malades qui ont besoin du médecin et non ceux qui se portent bien.»
Très sainte Vierge Marie, fais-nous la grâce d'apercevoir comme en filigrane à travers nos fautes la miséricorde insondable du Seigneur.
2- On peut dire que c'est grâce à sa petitesse que Thérèse a découvert la petite voie : «C'est la voie de l'enfance spirituelle, c'est le chemin de la confiance et du total abandon. Je veux enseigner les petits moyens qui m'ont si parfaitement réussi, dire qu'il n'y a qu'une chose à faire ici-bas : jeter à Jésus les fleurs des petits sacrifices, le prendre par les caresses. C'est comme cela que je l'ai pris, et c'est pour cela que je serai si bien reçue.»
Et Marthe Robin se l'applique quand elle affirme : «Une chose reste toujours, elle est à la portée de chacun ; la joie des autres...donner un peu de calme, de courage, d'espoir, provoquer un sourire, tout cela est un doux travail et il n'est pas nécessaire d'être en santé pour le faire.»
Bienheureuse Vierge Marie, fais-nous découvrir la richesse insoupçonnée des petites choses de la vie quotidienne, que chacune soit l'occasion d'offrir et de faire confiance à Jésus.
3- Toutes les deux, Thérèse et Marthe ont voulu être filles de l'Église et se livrer pour le salut de tous les hommes par amour pour Dieu.
Thérèse écrit : «Ne lui refusons pas le moindre sacrifice. Tout est si grand en religion, ramasser une épingle par amour peut convertir une âme ! C'est Jésus seul qui peut donner un tel prix à nos actions, aimons-le donc de toutes nos forces !»
Et Marthe ajoute sa propre note : «Je prie ardemment et de toutes mes forces, ou ce qui est plus juste, de toutes les impuissances de mon cœur pour que ma joie, mon bonheur d'aimer soit donné à tous.»
Bienheureuse Vierge Marie, obtiens pour chacun de nous la même ardeur dans le souci des âmes de nos frères proches ou lointains.
4- Thérèse comme Marthe Robin avaient un cœur d'enfant et se tournaient vers le Seigneur dans une grande simplicité dans la prière.
Thérèse écrit : « Pour moi, la prière, c'est un élan du cœur, c'est un simple regard jeté vers le ciel, c'est un cri de reconnaissance, au sein de l'épreuve comme au sein de la joie ; enfin c'est quelque chose de grand, de surnaturel, qui me dilate l'âme et m'unit à Jésus.»
Marthe parle de la nécessité de la prière en bonne paysanne : «Un enfant ne grandit et se développe que dans la mesure où on l'alimente ; l'âme se développe et vit à proportion qu'on la nourrit. La prière est pour l'âme ce qu'une pluie régulière est à un jardin que dessèchent les rayons ardents du soleil ; elle lui donne la fraîcheur du ciel dont elle a un besoin constant.»
Très sainte Vierge Marie, nous te demandons de nous guider et nous accompagner sur le chemin de la prière.
5- Chacune à leur manière, Thérèse et Marthe ont compris combien la Vierge Marie est précieuse pour les chrétiens qui veulent vraiment être des enfants de Dieu.
Thérèse écrit à ce sujet : « Moi qui avais été privée si jeune de ma mère de la terre, je mis tout mon cœur à lui parler, à me consacrer à elle, comme une enfant se jette dans les bras de sa mère et lui demande de veiller sur elle.»
Marthe Robin conseille : «Il ne suffit pas de nous consacrer et de nous donner toute entière et sans réserve une fois à Marie ; nous sommes si faibles, si fragiles, que nous avons toujours tendance à quitter ses bras. C'est donc chaque jour qu'il faut nous donner et nous remettre sous son manteau maternel, sous sa blanche lumière.»
Bienheureuse Vierge Marie, nous remettons toute notre vie pour aujourd'hui entre tes mains.