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1. L'agonie de Jésus "Père, envoie-moi" a dit Jésus, lui qui
ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Après la prière des psaumes,
il se rendit au jardin des Oliviers. Et là, il fut saisi par la tristesse et l'angoisse.
Il connut la tentation : "Père, éloigne de moi cette coupe. Mais non, Père, non
pas ce que je veux mais ce que tu veux"... "N'est-ce pas pour cette heure que je
suis venu ?" "Je ne suis pas venu pour juger mais pour sauver, alors, Père,
envoie-moi".
Avec Jésus, avec Marie, et par sa seule grâce, redisons au Père, comme aux premiers
jours de notre appel : "Père, envoie-moi... non pas ma volonté mais la tienne"
afin que ton règne vienne
2. Jésus est condamné
Sachant que son heure était venue, il prit cependant résolument la route de Jérusalem
où il était attendu par ceux qui voulaient le condamné. "Même l'ami qui partagait
mon pain m'a frappé du talon"... Hier acclamé, aujourd'hui on hurle sur lui à
Pilate "crucifie-le", Pilate qui se lave les mains de tout cela. Rien de cela ne
le concerne. Il semble dire "seul le pouvoir que je risque de perdre m'importe.
Alors, pour moi cet homme est innocent, mais après tout, c'est votre affaire !".
Jésus, tu vois toute nos lâchetés car tu es venu non pas pour nous juger mais pour nous
sauver. Par Marie, prie pour nous, pauvres et pécheurs.
3. Jésus est flagellé et
couronné d'épines.
Quelle dérision , lui ce Roi de gloire,
s'est abaissé jusque là, acceptant la bassesse et la grossièreté de ces hommes qui se
moquent de lui. Mais déjà dans son coeur, ne pense t-il pas : "Père,
pardonne-leur, il ne savent pas ce qu'ils font" ? Et Jésus, ici, se fait vraiment le
plus petit de tous, corps livré, pain rompu. Il s'est abaissé jusque là,
"n'ouvrant pas la bouche", tel l'agneau doux et humble, confiant même... lui
que l'on mène à l'abattoir.
Jésus, par tes blessures, nous sommes guéris. Tu ouvres devant nous le chemin de la
douceur et de l'humilité. Merci Seigneur pour ta patience infinie. Marie, prie pour nous,
pauvres et pécheurs.
4. Jésus porte sa croix
Tel un assassin, rebut de l'humanité, la
foule le précède et le charge de peut-être plus lourd que la croix de bois : ces
regards de suspiscion, de méfiance, de haine, de violence qui pèsent sur lui. Mais lui,
ne craint pas de tomber. Qu'est-ce que la force physique ? Il sait que Dieu pourvoit. Il
est homme, fils de Dieu et c'est encore là qu'il dit à son Père "Père,
envoie-moi" car c'est "lorsque je suis faible que je suis fort". Et cette
foule se nourrit de la douceur de cet homme qui souffre avec tant de paix, tant de
douceur, tant d'amour. "C'est pour cette heure que je suis venu", dit Jésus,
dans sa fatigue extrême, dans sa solitude et les douleurs. Marie, prie pour nous, pauvres
et pécheurs.
5. Jésus est crucifié
Chair déchirée par les clous... "il
ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu". Coup de lance en plein
coeur : "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font". Soif aigüe,
on lui donne du vinaigre. Il n'a plus rien, il n'est plus rien, au regard de la raison
humaine : il n'est que cela. Avec toi, Jésus, nous voulons entrer dans cette dynamique de
l'Amour où nous conduit si bien ta Mère, que tu nous as donnée en cet instant même.
Les seuls êtres qui te restaient attachés, tu t'en es toi-même détaché pour les
donner l'un à l'autre et pour les donner à ton Eglise.
Avec Marie, entrons dans cette vie d'Eglise, vie de famille, vie de don de soi, pour la
gloire de Dieu et le salut du monde. |