Ne peut-on pas concevoir que le Message Evangélique par lequel Jésus commence sa vie publique sera intégralement vécu par lui-même au cours de sa Passion ? Et ne peut-on pas concevoir que ce même message est encore vécu aujourd'hui par des hommes et des femmes, nos contemporains, au cours de leurs propres temps de souffrance et de mort ? Béatitudes d'hier, béatitudes d'aujourd'hui…le même Evangile qui ne cesse de se renouveler et d'être proclamé.
"Nous t'adorons et nous te bénissons parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix."
"Heureux les persécutés pour la justice, le Royaume des Cieux est à eux."
Jésus se savait-il condamné à mourir sur une croix dès le début du Sermon sur la Montagne ? Les dernières Béatitudes portent en elles-mêmes l'annonce de cette condamnation qui lui tombe dessus aujourd'hui !
Maintenant l'heure est venue. Et s'ouvre alors devant lui le Chemin du Royaume des Cieux. Il est impossible aux hommes d'entrer dans le Royaume de Dieu, car nous sommes pécheurs, mais à Dieu, rien n'est impossible : nous voulons aller à ta suite, Seigneur, toi qui nous ouvres la Porte du Royaume.
A chaque homme, à chacun de nous tu dis : "choisis la vie"
"Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu"
Jésus, le fils du charpentier, saisit le bois de la Croix dans ses mains. Il connaît bien l'aspect du bois, sa couleur, sa chaleur : il a été artisan-charpentier. C'est artisan de paix qu'il devient maintenant par cette croix, le premier des artisans de paix ! Fils de Dieu, il l'est déjà. Après lui, tous ceux qui fabriqueront de la paix avec leurs mains et la sueur de leur sang seront tous fils de Dieu, comme lui !
La croix est désormais signe de paix pour tous les peuples et jusqu'à la fin des temps.
La colère intérieure en nos cœurs peut se transformer en violence, mais toi, Jésus, le juste, tu veux nous pacifier, nous apaiser. Jésus, toi qui as porté la croix, folie de notre jugement, à chaque homme, à chacun de nous tu dis : "deviens artisan de paix, choisis la vie."