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J'ai reçu le sacrement des malades Témoignage
de Chantal L. |
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Il y a quelques mois,
hospitalisée à la polyclinique, je recevais le sacrement des malades. Je fus envahie d'une joie tellement immense, forte et paisible à la fois, une sensation de bien-être interne et externe, que je ne pouvais m'empêcher d'en parler autour de moi. |
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J'ai été hospitalisée alors
que j'étais en pleine forme, pour une banale intervention qui ne nécessitait que 24h d'hospitalisation. Hélas, à la suite de cette intervention, se sont déclenchées une hépatite et une pancréatite aigüe, avec nécrose d'une partie du pancréas et une coulée des sucs pancréatiques envahissant progressivement le rein gauche : beaucoup de fièvre, une douleur intense, et une fatigue de plus en plus forte. |
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En même temps, s'installait
en moi un sentiment d'impuissance face à la maladie et un ressentiement envers le médecin qui avait fait une erreur de diagnostic. Tous les soucis de ma vie s'amplifiaient brutalement et une certaine forme de révolte vint m'habiter. |
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Épître
de Epître de |
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Trois jours après cette
intervention, je fus visitée par un membre de l'aumônerie catholique . Voyant que je n'étais pas bien, il me proposa de recevoir la communion le lendemain dimanche. C'est ce même monsieur qui vint me donner Jésus, dans un fragment d'hostie, puisque je ne pouvais rien absorber Le lendemain, je rencontrai Odile, la responsable de l'aumônerie pour la clinique. A la suite de cette rencontre, et face à l'inquiétude que reflétait le visage du médecin, je ressentis le désir de recevoir "le secours de l'Eglise", afin que, quel que soit ce qui devait arriver, je puisse le vivre dans la paix : je demandai le sacrement des malades. Je fis donc part de ce désir à Odile et lui dis que je désirais rencontrer le prêtre responsable de l'aumônerie. C'est le Père M. qui vint. Il fut presque étonné de mon désir de recevoir ce sacrement "car, me dit-il, les gens ont peur de ce sacrement (appelé anciennement l'extrême-onction)". Il vint deux fois me rencontrer. Je lui disais ma foi, mon espérance, mais aussi mon angoisse. Il me donna le sacrement de la réconciliation. Puis il revint pour le sacrement des malades : avant de commencer cette célébration le Père me fit prendre conscience que c'était l'Eglise tout entière, dans son monde visible et invisible qui priait pour moi. Dès lors, je me sentis comme portée par une foule immense, et la joie envahit mon être. |
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Merveilleuse lecture que ce
passage de la lettre de St Jacques (chap. 5 versets 14-16). Merveilleux message à porter aux malades. Puis lecture d'un psaume et ensuite d'un extrait de la lettre de St Paul aux Romains :"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Sauveur". Les différentes onctions et, pour terminer, la prière avec Marie, qui, dans la gloire de son Assomption, est en perpétuelle visitation au coeur de nos vies. J'ai ressenti une paix si profonde que j'eus l'impression d'avoir reçu à nouveau le baptême. C'était comme si j'avais reçu un paquet de rayons de soleil en bloc et qu'il me fallait les refléter à l'extérieur. J'étais si heureuse, je sentis une telle harmonie de vie intérieure et extérieure que je m'endormis profondément pendant trois heures. Je suis restée presque un mois en clinique. Je vis différentes personnes attachées à l'aumônerie, toutes pénétrées d'une grande douceur, d'une grande discrétion, sachant discerner le temps à passer près de moi en fonction de mon état présent. Ils étaient jeunes ou moins jeunes, mais ils étaient les maillons d'une grande chaîne reflétant la présence de Jésus. Chacun en était une facette, mais on sentait que, tout en gardant leur personnalité, ils étaient porteurs du même message auprès des malades. Je me rendis compte aussi de la complicité qui unissait le personnel médical et de service avec les divers membres de l'aumônerie catholique. Le personnel soignant, croyant ou non, avait un profond respect pour Odile et le Père M. Le malade ne fait pas que recevoir. Il devient aussi instrument de dieu pour devenir un don de Dieu envers son environnement. La présence dans ma chambre d'une statuette de Marie m'a permis de dire à ceux du personnel qui se posaient des questions que je croyais en Dieu et en la force de son Amour pour nous. Lorsque je quittai la clinique, le médecin m'a dit qu'il faudrait un an de repos, de régime sévère pour me remettre, et éviter que ne s'installe un diabète sur cette maladie. Le dernier scanner montre que le pancréas a repris son volume normal, qu'il s'est régénéré et qu'il ne reste plus que quelques traces de nécrose ; les analyses de sang sont pratiquement toutes revenues dans les taux normaux ou s'en approchent. Je te rends grâce Père, |
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