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Cest peu à peu que jai descendu la pente, dabord à ladolescence, avec un laisser-aller qui ma conduite à léchec scolaire et une légère délinquance qui na fait que saggraver car je me sentais à mon aise avec les marginaux.Jai donc mal vécu cette période de ladolescence et jai dérapé à ce moment là en me révoltant contre mes parents, la société, la loi : tout était dur à vivre et ça me dégoûtait. Jai cessé de fréquenter lEglise et jai oublié Dieu. Jétais triste
et du coup jétais très attirée par la joie de certains jeunes qui aimaient bien
faire la fête dans les cafés, les boites de nuit et les soirées privées |
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| Cétait pour moi loccasion idéale pour rentrer dans la vie active pour enfin
gagner de largent et faire ce que je voulais. J ai travaillé sérieusement
dans lhôtellerie et la restauration et jai donc eu loccasion de vivre
comme tout le monde
avec du travail, de largent des amis, mais nous ne
faisions pas de projets et çà cétait insupportable. La vie quotidienne
mennuyait et je ne voulais pas de cette routine : je navais pas la trempe
de supporter le train- train, je me sentais inadaptée à une vie
" normale " sans but particulier : jétais sûre
dêtre faite pour autre chose, je voulais vivre autre chose.
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Alors, quand loccasion sest présentée, je nai pas hésité une seconde à suivre des gars qui faisaient la route, on est parti ensemble : çà allait bouger ! ! ! On vivait de plans, suivant les rencontres il nous fallait de largent et dès quon le pouvait, on buvait, on se droguait on faisait la foire et on trafiquait pour vivre, on faisait nos courses sans passer à la caisse . Et puis çà sest terminé au bout de 3 mois environ, car tout le monde était en cavale : mes amis étaient recherchés par la police et il a fallu se disperser rapidement. |
| Je
me suis retrouvée seule, avec un appartement à vider, des dettes ,
et une santé un peu amochée : j’avais les dents qui se déchaussaient
et ça me faisait un mal de chien et j’avais attrapé la gale : je
m’en suis aperçue chez ma sœur aînée ; je voulais faire les
vendanges et je me suis arrêtée chez elle. Elle et son mari ont décidé
de me garder surtout quand mon beau frère qui était gendarme a vu que
j’allais repartir sans rien et coucher je ne sais où, il a décidé que
je resterais avec eux car il avait trop l’expérience de voir comment
finissaient les gens comme moi
Jai refais surface dans une caravane dans la
cour intérieure dune gendarmerie !!! Je suis restée 1 mois pour me soigner et
travailler à la cueillette de pommes. Cette période a été horrible, cependant comme le
prodigue rentrant en lui- même, jai commencé à voir où jétais rendue. Je
nétais plus comme les autres, jétais une clodo avec pas du tout lenvie
ou plutôt la capacité de revenir si facilement dans le rang : jétais au plus
bas mais rien ne minvitait au changement et pourtant
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| Je me suis laissée " embarquer " par
un couple récemment converti : Didier et Marie- Jo. Ils ont réagi pour moi à deux reprises, en six mois dintervalle en minvitant à rencontrer un prêtre. Le prodigue avait des choses à se faire pardonner : il connaissait le Père. Moi je ne croyais plus en Dieu . Jallais cependant voir un homme qui allait peut- être me faire la morale : javais joué, javais perdu, cétait foutu pour moi ! Cétait ma morale à moi . Jai commencé par abattre les cartes : jen avais rien eu à faire de la pénitence reçue 6 mois avant ! ! ! |
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Et cest de là quon est parti à parler : peu à peu jai raconté ce qui métait arrivé. A notre conversation grave, le prêtre, le Père du foyer donnait de limportance : je lui disais le pire ; il accueillait ma misère et ça me faisait pleurer : il ma consolée, tendu des kleenex, il ma rejointe dans ma souffrance et même dans cette vie ratée il arrivait à voir des signes de protection : javais évité la prison par exemple. Quand jai eu tout dit, jai cru que cétait fini : anéantie par lampleur du gâchis, jai pensé que cétait la fin de la course : jétais foutue et jattendais le coup final. En recevant le pardon du Seigneur, jai reçu en plein cur cette parole du Père "va et ne pèche plus" et cest là que ma vie a basculé ! |
| Cette parole ma percutée dautant plus que le Père la dite
à deux reprises et ma mise en garde avec vigueur : par deux fois au moins
jai du formuler ma réponse. Le Père me faisait prendre conscience de la gravité
de la situation et je saisissais immédiatement, dans la tristesse, que jétais
effectivement capable de refaire les mêmes bêtises en sortant de son bureau.
" Va et ne pèche plus " cette autorité venait de Jésus Lui- même, et jai senti une libération sopérer en moi : un chemin tout nouveau souvrait devant moi, une main mavait été tendue, une exigence métait faite, une confiance métait rendue. Jai dit " daccord " pour changer de mode de vie. Quand je me suis relevée, jétais une autre personne : jétais heureuse et en plus javais des projets puisque le Père me proposait de faire la retraite du lendemain soir. Javais juste le temps de réfléchir un peu à ce qui marrivait.
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